Une jolie carte postale (Acte 11)
« Est-ce bien chez le vieux Zoao que je me trouve ? » demande l’émissaire du facteur.
« C’est très exact », répond le père de Zoao.
« Salut, vieux ! » dit l’émissaire.
« Salut, mon petit. »
« Auriez-vous quelqu’un en Europe ? »
« Oui, j’ai mon fils qui étudie là-bas. Qu’y a-t-il ? »
« De bonnes nouvelles, vieux. Il a envoyé une enveloppe sur laquelle est écrit « Prière de ne pas plier ». En effet, cette enveloppe est un peu dure à plier, ce qui suppose qu’il y a du fric. »
« Où se trouve-t-elle ? » demande le père de Zoao.
« Dans les mains du facteur, répond l’émissaire. Garder un tel colis est un grand risque. Vous comprenez, donner un peu de « Madesu ya bana » ne serait qu’une marque de gratitude envers le facteur. Qu’est-ce que vous en pensez, vieux ? »
« Mais ça ne discute même pas, petit. Le facteur a combien d’enfants ? »
« Il doit en avoir plus de dix. »
« C’est peu de chose ; va lui dire qu’il aura tout ; je m’apprête tout de suite. »
Le père de Zoao demande à sa femme d’aller vite acheter au petit marché une bonne quantité de haricots blancs. Tout le monde attend. Le père de Zoao demande à son fils de ne pas sortir afin de lire les lettres en provenance d’Europe.
Le facteur arrive chez les Zoao. On le fait asseoir.
« J’ai reçu tout à l’heure votre émissaire m’annonçant de vous procurer des « Madesu », il parait que vos enfants meurent de faim. Je vous comprends, la vie devient intenable… Voici les madesu, ça vous permettra de nouer les deux bouts jusqu’à la fin du mois. »
« C’est très exact », répond le père de Zoao.
« Salut, vieux ! » dit l’émissaire.
« Salut, mon petit. »
« Auriez-vous quelqu’un en Europe ? »
« Oui, j’ai mon fils qui étudie là-bas. Qu’y a-t-il ? »
« De bonnes nouvelles, vieux. Il a envoyé une enveloppe sur laquelle est écrit « Prière de ne pas plier ». En effet, cette enveloppe est un peu dure à plier, ce qui suppose qu’il y a du fric. »
« Où se trouve-t-elle ? » demande le père de Zoao.
« Dans les mains du facteur, répond l’émissaire. Garder un tel colis est un grand risque. Vous comprenez, donner un peu de « Madesu ya bana » ne serait qu’une marque de gratitude envers le facteur. Qu’est-ce que vous en pensez, vieux ? »
« Mais ça ne discute même pas, petit. Le facteur a combien d’enfants ? »
« Il doit en avoir plus de dix. »
« C’est peu de chose ; va lui dire qu’il aura tout ; je m’apprête tout de suite. »
Le père de Zoao demande à sa femme d’aller vite acheter au petit marché une bonne quantité de haricots blancs. Tout le monde attend. Le père de Zoao demande à son fils de ne pas sortir afin de lire les lettres en provenance d’Europe.
Le facteur arrive chez les Zoao. On le fait asseoir.
« J’ai reçu tout à l’heure votre émissaire m’annonçant de vous procurer des « Madesu », il parait que vos enfants meurent de faim. Je vous comprends, la vie devient intenable… Voici les madesu, ça vous permettra de nouer les deux bouts jusqu’à la fin du mois. »
…à suivre
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