« Monsieur, avouez votre forfait ! » (Acte 2)
Zoao et sa femme, après le cafouillage de la manifestation de la veille, remettent l’ordre dans leur appartement. Que d’ordures à jeter. La valise qu’on a amenée du pays n’est plus utilisable, il faudra s’en débarrasser. On y enferme tous les détritus y compris les crânes et les os des deux singes qu’on a mangés. Zoao va la déposer au-dessus de la poubelle. Pour lui, c’est la fin des festivités. Le marchand de loques, perché sur sa charrette tirée par un vigoureux cheval, s’avance vers la valise non sans hésitation. A prendre ou à laisser ? il l’ouvre pour regarder s’il n’y a pas de cadavre à l’intérieur. Il s’écrie de toutes ses forces et se fait même entendre dans tout le quartier :
« Encore des cadavres dans une valise ! Deux crânes ainsi que des ossements de deux enfants probablement tués il y a quelques temps. »
Le marchand court vers le commissariat de police le plus proche. Le quartier est indigné. Une foule considérable entoure la fameuse valise.
La brigade spéciale des recherches se met aussitôt au travail. On arrête les personnes adultes du bâtiment à quatre étages. Chacun est soumis à un interrogatoire très serré. Zoao entre à son tour au bureau du Commissaire de police.
...à suivre