Chemin Interdit (Acte 11)

Publié le par Pascal

    Ils pensèrent un moment qu’ils bénéficieraient d’une sérieuse excuse du fait qu’il était entré sur ordre d’Antok, que ce dernier s’expliquerait auprès de son père ; mais leur conscience n’était guerre tranquille : « Tout va retomber sur nous et c’est nous qui paierons le pot cassé ».

    Entre temps, Antok avait du mal à convaincre son ami d’entrer dans la maison. Il le prit finalement par la main, le fit entrer et alla l’asseoir au salon réservé aux visiteurs de marque. Antok voulait-il mettre son père à l’épreuve ?
Vraisemblablement oui. Ainsi donc après avoir essayé de mettre son ami à l’aise, il se dirigea vers sa chambre pour se changer.

    Assis dans un grand fauteuil de style Louis XIV, Hassein était tout confondu, jamais dans sa vie, il n’avait vu pareil luxe ! En effet, à l’exception du ciment, des briques et des quelques planches en bois noir, les maisons des nantis de Bôla sont pratiquement importées d’Europe.

    Comme il était encore tout seul dans le salon, Hassein osa jeter des regards par-ci par-là. Au mur en face de l’entrée étaient posées deux photographies géantes, celle de droite montrait le président de la république, Chef du parti, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement. Sur celle de gauche, on voyait le président de la république serrant la main de Monsieur le Ministre Camara, la tête baisée, dans une attitude de dévotion et de culte voué à la personne du chef Suprême qu’il n’osait pas regarder. Par cette photo, Monsieur le Ministre Camara voulait sans aucun doute démontrer à tout visiteur qu’il méritait toute la confiance du chef de l’Etat et de ce fait, se rangeait parmi les « intouchables » du régime.



...à suivre
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Publié dans Chemin Interdit

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