Aventures et mésaventures d’un drôle de voyage (Acte 6)

Publié le par Pascal

          Un Blanc explique à Zoao que les hauts et les que fait l’avion sont causés par les trous d’air lais que, malgré tout cela, l’avion ne tombera pas.

          On traverse la Méditerranée, on est au sud de l’Europe, on commence à sentir le froid.

          L’hôtesse recommande aux passagers de serrer la ceinture, car l’avion fera bientôt une escale de quelques quarts d’heure. Il fait de plus en plus froid. Tous les passagers sont en mouvement, chacun retire son manteau, puis le porte. Zoao observe la scène, affichant un air peu soucieux ; il prend les manteaux pour des couvertures… L’avion atterrit. Tous les passagers sortent de l’avion, Zoao sort toujours avec sa couverture ; l’hôtesse l’interpelle avec un sourire très ému :

          « Monsieur, où allez-vous avec cette couverture appartenant à la société ? »

          « Si tout le monde se couvre, pourquoi pas moi ? »

          « Ce ne sont pas des couvertures », répond l’hôtesse.

          On recommande à Zoao et à ses copains de ne pas sortir de l’avion sans être couverts car ils risquent d’attraper un courant d’air qui pourrait être fâcheux pour leur santé et pour le reste de leur voyage.

          L’avion reprend son chemin quelques instants après. Le froid sévit de plus en plus. Après quelques heurs de vol, on arrive en Europe, il y fait moins cinq degrés.

          Déjà dans l’avion, Zoao et ses amis frissonnent de froid. En traversant le tarmac, Zoao ne sent plus qu’il a des doigts, son corps est insensible, il n’arrive plus à prononcer un seul mot, car il a les lèvres fendues sous l’effet du froid. Il passe devant le bureau de l’immigration.

          « Bonjour », lui dit l’agent.

          Pas de réponse.

          « Monsieur, votre passeport, s’il vous plaît. »

          Zoao tremble. Vite, on comprend de quoi il s’agit. On le conduit immédiatement dans une salle d’attente bien chauffée. Zoao n’arrive plus à s’asseoir, ses jambes ne se plient plus. Le service de l’immigration téléphone à un organisme d’assistance sociale. La brave assistante sociale, surchargée, envoie un chauffeur avec un équipement : de vieux manteaux, des écharpes, des bottes ; ce sont probablement les habits laissés par des victimes des deux guerres mondiales ; peu importe pourvu qu’ils chauffent.

 

 

…à suivre

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Publié dans Carte Postale

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