Une jolie carte postale (Suite et fin)
L’atmosphère change aussitôt. Voyazaya manifeste une attitude désagréable, méfiante même :
« Rien ! Sais-tu au moins que je suis et je resterai probablement un chômeur de carrière ? »
La femme de Zoao n’ose pas du tout annoncer que son mari ne veut plus d’elle et qu’elle est chassée de chez ses beaux-parents.
Le soir, l’oncle invite sa nièce à rentrer chez ses beaux-parents. Sa femme donne à son mari de l’argent qu’il donnera à la nièce comme si ça venait de lui :
« Viens, je vais te conduire à l’arrêt de bus… »
La femme de Zoao reste clouée au sol et fait un petit trou avec un morceau de bois, comme si elle n’entendait pas l’appel de son oncle. Celui-ci insiste. Soudain la nièce se met à sangloter :
« Mon mari a épousé une Blanche, il a même envoyé la photo de sa nouvelle épouse ; les siens m’ont chassée. Je suis une femme répudiée ! »
« Ce n’est pas possible, pas possible. Je m’en vais le demander à tes beaux-parents. »
Mais les frères de Zoao l’accueillent avec des injures :
« Nous ne voulons plus revoir cette sale femme-là. Voici d’ailleurs la photo de notre nouvelle belle-sœur… »
Voyazaya décide de renvoyer sa nièce au village. Oh ! Quelle honte ! Une femme répudiée, quelles que soient les raisons, aux yeux des villageois est une infidèle, une entêtée.
Fin.