Une jolie carte postale (Suite et fin)

Publié le par Pascal

          L’atmosphère change aussitôt. Voyazaya manifeste une attitude désagréable, méfiante même :

          « Rien ! Sais-tu au moins que je suis et je resterai probablement un chômeur de carrière ? »

          La femme de Zoao n’ose pas du tout annoncer que son mari ne veut plus d’elle et qu’elle est chassée de chez ses beaux-parents.

          Le soir, l’oncle invite sa nièce à  rentrer chez ses beaux-parents. Sa femme donne à  son mari de l’argent qu’il donnera à la nièce comme si ça venait de lui :

          « Viens, je vais te conduire à l’arrêt de bus… »

          La femme de Zoao reste clouée au sol et fait un petit trou avec un morceau de bois, comme si elle n’entendait pas l’appel de son oncle. Celui-ci insiste. Soudain la nièce se met à sangloter :

          « Mon mari a épousé une Blanche, il a même envoyé la photo de sa nouvelle épouse ; les siens m’ont chassée. Je suis une femme répudiée ! »

          « Ce n’est pas possible, pas possible. Je m’en vais le demander à tes beaux-parents. »

          Mais les frères de Zoao l’accueillent avec des injures :

          « Nous ne voulons plus revoir cette sale femme-là. Voici d’ailleurs la photo de notre nouvelle belle-sœur… »

          Voyazaya décide de renvoyer sa nièce au village. Oh ! Quelle honte ! Une femme répudiée, quelles que soient les raisons, aux yeux des villageois est une infidèle, une entêtée.

 

 

 

 

 


Fin.

 

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Publié dans Carte Postale

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