La littérature congolaise de langue française

Publié le par Pascal

Pour une véritable promotion de la littérature congolaise de langue française

Certaines de ses œuvres ont obtenu des prix littéraires tel que « Ngando » (le crocodile) de Paul Lomami Tshibamba, « Entre les eaux de V.y Mudimbe, « Le Fossoyeur » de Yoka lie Mudaba Venue, certes, tardivement sur l’échiquier de la littérature négro-africaine de langue française, la littérature congolaise de langue française, quarante six ans après l’accession de notre pays à l’indépendance, dispose déjà des textes littéraires de valeur remarquable. En témoignent des textes comme « Entre les eaux », « Le Bel immonde », « L’écart » et « Shaba deux » de V.Y. Mudimbe ; « Giambatista Viko », « l’Errance » et « Une saison de symphonie » de Georges Ngal Mbwil à Mpaang ; « Le pacte de sang », « La malédiction », « Le fils de la tribu », « La mort faite homme », « Les étoiles écrasées », etc. de Pius NGandu Nkashama ; « Cannibale » de Bolya Baenge ; « Traite au Zaïre » de AJ. Nzau ; « La Reproduction » de Thomas MpoyiBuatu ; « La chorale des mouches » de Mukala Kadima Nzuji et tant d’autres encore.

Malheureusement, cette littérature est encore largement inconnue du grand public congolais, même appartenant au monde universitaire. Et ce, d’autant plus qu’elle n’est pas enseignée systématiquement dans nos écoles. Néanmoins, en dépit de ce peu d’intérêt, on lui consacre déjà des mémoires, des thèses de doctorat, des articles des revues, des études critiques et des ouvrages de vulgarisation, aussi bien au pays qu’à l’étranger. Elle est, en outre, l’objet parfois de sérieuses polémiques. C’est le cas, entre autres, dans les années 1960 du clivage profond entre les tenants du purisme (V.Y. Mudimbe, Mukala Kadima Nzuji, Masegabio Nzanzu, etc.) et récemment, dans les années 2000, avec les poètes qui se déclarent du « Renouveau poétique » (Lwemba lu Masanga, Mudiandambu Djunga, etc.)

Certaines de ses oeuvres ont obtenu des prix littéraires telles que « Ngando » (le crocodile) de Paul Lomami Tshibamba (prise de la Foire coloniale de Bruxelles, 1948) ; « Entre les eaux » de V.Y. Mudimbe (grand prix catholique international du livre, 1975) ; « Le Fossoyeur » de Yoka Lye Mudaba (prime au concours de la meilleure nouvelle de langue française organisée par la Radio France International, 1977) ; « Cannibale »  Bolya (a remporté le prix littéraire de l’Afrique noire que décerne l’Association des Ecrivains de langue française de Paris, 1986), etc.

Bien de journées littéraires, de séminaires et de colloques ont abordé cette littérature dont le plus important à ce jour est le colloque international organisé du 22 au 24 juillet 1993 à l’Université de Bayreuth, en Allemagne, sous le thème de « Cent ans des littératures francophones au Congo/Zaïre ». L’imposant ouvrage, contenant les Actes de ces assises de haut niveau scientifique, avec ses 434 pages, a été publié en 1995 aux Editions Podopi, à Amsterdam, en Hollande. Dans cet ordre d’idées, plusieurs personnes essentiellement du monde universitaire et scientifique s’intéressent et se préoccupent de cette littérature, soit comme analystes, soit comme critiques littéraires. Et parmi les noms qui reviennent souvent, on peut épingler ceux de :

Mukala Kadima Nzuji : professeur à l’Université de Brazzaville, écrivain poète, critique littéraire et auteur de la première « Bibliographie littéraire de la République du Zaïre », 1931-1972 (1973), de « La littérature zaïroise de langue française », 1945-1965 (1984) et de nombreux articles au pays et à l’étranger.

Alphonse Mbuyamba Kankolongo : professeur à l’Université de Kinshasa, critique littéraire et auteur de « Guide de littérature zaïroise de langue française », 1974-1992 (1993), une anthologie scolaire intitulée : « De l’aube au crépuscule... Manuel de littérature et civilisation congolaises », en collaboration (sous presse) et de nombreux articles au pays et à l’étranger.

Gabriel Kabongo Bujitu : professeur à l’Université pédagogique nationale (Upn/Binza), critique littéraire et auteur de plusieurs articles.

Gerard Mukoko Ntete Nkatu : professeur à l’Institut supérieur pédagogique de Mbanza Ngungu dans le Bas-Congo, critique littéraire et auteur de plusieurs articles (Scientia et CongoAfrique).

Bertin Makolo Muswaswa : professeur à l’Université de Kinshasa, critique littéraire et auteur de plusieurs articles.

Pius Ngandu Nkashama : professeur à 1’Université de Bâton-Rouge en Louisiane aux Usa, écrivain (poète, romancier et dramaturge), critique littéraire et auteur d’un nombre impressionnant d’articles.

Patrice Nyembwe Tshikumambila : professeur à l’Université de Lubumbashi, critique littéraire et auteur d’un grand nombre d’articles…

Article publié dans Le Potentiel

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