Eyeli Malamu

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  • : Eyeli Malamu [Bienvenu]!!! Je souhaite dans ce blog rendre honneur à un grand écrivain congolais pour qui j'éprouve beaucoup d'admiration depuis mon plus jeune âge: Mr Zamenga B. Chaque semaine ou chaque jour sera publié un extrait de ses romans.
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Bienvenu-Bienvenido-Bienvenuto-Welcome-Marhaban bikum

Mr Zamenga Batukezanga (20 février 1933 - 2 juin 2000) a été une source d'inspiration pour de nombreux congolais à travers le monde. Dans ses différentes œuvres, il nous fait découvrir sa vision du monde, celle de son monde.

J’ai choisi de vous faire découvrir, dans un premier temps, son œuvre « Carte postale ». Un extrait sera régulièrement publié, vous laissant découvrir peu à peu la culture africaine et bantoue à travers sa vaste littérature.

«Le véritable amour, lui, n’a pas de nationalité, ni de race, ni de religion, mais il choisit un être avec lequel il a des affinités, quel qu’il soit. » Z.B.

Cliquez ici pour plus d'informations sur Zamenga B.

 source : Les éditions MEDIASPAUL



A lire, à voir, à découvrir,...



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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 11:21
          Comme l’arbre, toute créature vivante est conçue pour se séparer de ce qui a fait son temps. Dans le cas de l’arbre, les fruits, en tombant, transportent les graines jusqu’au sol, sans aucune intervention surnaturelle. De même- c’est-à-dire en fonction de lois supérieures tout aussi exigeantes- des forces amicales attendent d’accomplir à votre place ce que vous n’avez pas été en mesure de faire par vous-même.

          Il vous suffit d’apprendre à vous appuyer sur ces principes puissants et vieux comme le monde pour tourner le dos à l’amertume, au regret obsédant, à l’inquiétude et aux pensées troublantes. Le reste se fera sans votre intervention : vous aurez lâché prise et abandonné tout ce qui persistait à vous retenir à des relations et à des évènements malheureux.

          Vous pourrez ainsi cesser de vous plaindre de votre travail, car ce n’est pas votre travail qui est ingrat, mais ce que vous en pensez. Vous pourrez arrêter de vouloir transformer les autres, car le problème avec les autres, c’est vous. Vous n’aurez plus à craindre les changements imprévus ou ce qui vous met au défi, car la seule créature vivante à qui vous devez rendre des comptes, c’est encore vous.

          Ce livre est lumineux. Si vous le lisez attentivement, il saura allumer en vous la flamme qui éclairera le chemin de votre vraie liberté.



Aux éditions de « L’HOMME »
Par Pascal
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 11:36
    Ils pensèrent un moment qu’ils bénéficieraient d’une sérieuse excuse du fait qu’il était entré sur ordre d’Antok, que ce dernier s’expliquerait auprès de son père ; mais leur conscience n’était guerre tranquille : « Tout va retomber sur nous et c’est nous qui paierons le pot cassé ».

    Entre temps, Antok avait du mal à convaincre son ami d’entrer dans la maison. Il le prit finalement par la main, le fit entrer et alla l’asseoir au salon réservé aux visiteurs de marque. Antok voulait-il mettre son père à l’épreuve ?
Vraisemblablement oui. Ainsi donc après avoir essayé de mettre son ami à l’aise, il se dirigea vers sa chambre pour se changer.

    Assis dans un grand fauteuil de style Louis XIV, Hassein était tout confondu, jamais dans sa vie, il n’avait vu pareil luxe ! En effet, à l’exception du ciment, des briques et des quelques planches en bois noir, les maisons des nantis de Bôla sont pratiquement importées d’Europe.

    Comme il était encore tout seul dans le salon, Hassein osa jeter des regards par-ci par-là. Au mur en face de l’entrée étaient posées deux photographies géantes, celle de droite montrait le président de la république, Chef du parti, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement. Sur celle de gauche, on voyait le président de la république serrant la main de Monsieur le Ministre Camara, la tête baisée, dans une attitude de dévotion et de culte voué à la personne du chef Suprême qu’il n’osait pas regarder. Par cette photo, Monsieur le Ministre Camara voulait sans aucun doute démontrer à tout visiteur qu’il méritait toute la confiance du chef de l’Etat et de ce fait, se rangeait parmi les « intouchables » du régime.



...à suivre
Par Pascal - Publié dans : Chemin Interdit
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 15:42
    Diouf hésita pour entrer dans la Mercedes jugée trop luxueuse pour lui. D’ailleurs, le chauffeur croyait que ce sale garçon n’était qu’un voleur qui guettait Antok ; il le saisit au cou. Furieux, Antok intervint : « C’est l’un de mes meilleurs amis. Je ne l’ai plus revu depuis une douzaine d’années. Il faut que papa fasse quelque chose pour lui. Il est orphelin. »

    Dans la voiture, l’atmosphère est lourde, les mines très pensives. Le chauffeur savait qu’il risquait de perdre sans préavis son emploi. A trois reprises déjà, son patron lui avait formellement interdit de prendre des gens dans sa voiture. Antok lui-même connaissait l’arrogance et les airs supérieurs de son père. Il pressentait déjà l’accueil qui serait réservé à son ami. Plus d’un e fois, il en avait fait l’amère expérience avec ses condisciples étudiants en médecine. Son seul espoir : les bonnes relations qu’entretenaient à Djamaro sa famille et celle de Hassein. « Mon père connaît son feu papa, nous étions d’ailleurs voisins. Il doit même bien connaître ce jeune homme. J’étais toujours avec lui. Non, papa ne peut manquer de sympathie à son égard », se disait Antok.

    Hassein était mal à l’aise. Le contraste était trop grand entre lui, pratiquement sorti de la boue et cette voiture. Il empruntait quelques fois le bus ; il se souvenait avoir été dans une voiture taxi, mais jamais dans une Mercedes automatique, avec radio, téléviseur, frigo et téléphone. Tout ce confort l’éblouit et le mit dans une certaine crainte. Il sursautait chaque fois qu’il s’apercevait d’un nouveau mécanisme, il inspectait curieusement tout l’intérieur de la voiture.

    Avant de franchir la grille de la parcelle, toute voiture était soumise au contrôle discret des gardiens. Très vite, Hassein fut jugé suspect. Les « gorilles » l’arrachèrent brutalement de la voiture et le jetèrent à terre. Une fois de plus, Antok intervint vigoureusement et on le laissa entrer.

    Les gardiens n’en revenaient pas. Un jeune homme aussi sale, ami au fils du ministre ! Et il allait entrer dans une maison où eux-mêmes ne mettaient jamais les pieds ! Tous les ordres, ils les recevaient à la porte.

    Ils se rendirent compte peu après qu’ils avaient commis une erreur en laissant passser le clochard. C’était trop tard !


...à suivre
Par Pascal - Publié dans : Chemin Interdit
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 15:19
La 5ème édition du Festival de Cinéma Africain - FCAT approche. Comme lors des années précédentes, elle amènera sur les écrans inventés de la Ville de Tarifa, face aux côtes africaines, la meilleure production cinématographique du continent voisin:

  • 94 films répartis en 3 sections en compétition et 6 hors compétition, en VOSE
  • 100 invités, débats, et rencontres avec des réalisateurs, producteurs et acteurs.
  • 7 rencontres et tables rondes constitueront la base des Journées Professionnelles du FCAT, les 28, 29 et 30 avril,
  • 2 expositions photographiques, l’une constituée d’une sélection d’oeuvres photographiques africaines qui ont participées au concours panafricain de photographie, organisé en collaboration avec le Centre Andalou de la Photographie: “PHOTO-ÁFRICA”
  • une exposition de graffitis, qui réunira des graffeurs marocains et andalous “Asilah-Tarifa. Villes Miroirs” organisé en collaboration avec la Fondation Trois Cultures.
  • 2 concerts et 3 moments musicaux
  • Des projections scolaires matinales
  • Sans oublier les incroyables “nuits du Festival” pleines de surprises

 
Pour que ce festival intense et singulier puisse se consolider et poursuivre son travail de diffusion d’une des cinématographies les plus fragiles de la planète, nous avons besoin de votre soutien. Nous comptons sur vous!

Nous faisons appel à votre bonne volonté pour contribuer à faire connaître cette évènement. N’hésitez pas à faire circuler ce mail!

Et bien entendu, nous vous attendons à Tarifa!

Article publié dans le site internet du FCAT (www.fcat.es)
Par Pascal - Publié dans : Littérature Africaine
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 12:33
Des nouveautés dans la littérature, il y en a des milliers.

Le monde subit de grand changement et la littérature est le seul temoin qui saura traverser les frontières du temps et raisonnera dans le futur de ce que fut le passé.

Je suis toujours en mouvement. Ce qui explique que ce blog soit, avec honte que je le dis, délaissé. Pourtant nous avons une suite qui nous attend pour les aventures entamées, celles du « Chemin Interdit ». Pas de panique, nous y reviendrons et continuerons de plus belle.

Je voudrais partager avec vous une expérience que je vais vivre. Il s’agit d’un pèlerinage que je vais effectuer la semaine prochaine, encore beaucoup de mis au pont à faire avant le départ.

Je vais effectuer entre le 17 Décembre et le 24 décembre, une marche sur les derniers 100 Kms pour atteindre Saint Jacques de Compostelle. Avec le froid et la neige, cela tient d’une aventure courageuse. Il faut bien le reconnaître. Mais je suis rempli d’illusion, et tiens absolument à le faire avant la fin de cette année 2007.

Il s’agit d’une marche que je vais effectuer non pas pour des raisons religieuses mais pour des raisons humanitaires, par humanitaire, j’entends ce désir de marcher pour la paix dans le monde, pour l’union des cultures, pour le respect des uns et des autres, pour l’ouverture, pour la vie, car en cette fin d’année, que puis-je dire d’autre si ce n’est « Merci à la vie ».

Je tacherai donc de remplir mon journal de bord le plus régulièrement possible pour vous partager ces instants que je considère « magiques ».

Je vous présente tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année qui frappe déjà à notre porte.


Pascal.
Par Pascal - Publié dans : Littérature Africaine
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 12:53

Le Festival de Cine de San Sebastián a accueilli la présentation de la 5ème édition du FCAT.

Une fois de plus, le Festival International de Cinéma de Saint-Sébastien a offert son cadre extraordinaire pour présenter l'édition 2008 du Festival de Cinéma Africain de Tarifa. La dite présentation a eu lieu le lundi 24 septembre dans le cadre du CINÉMA EN MOUVEMENT dans le salon d'actes Kutxa Andia, où on a présenté la nouvelle affiche du FCAT 2008.


fcat-2008.JPG


Visitez le site du FCAT www.fcat.es pour de plus amples informations sur la prochaine édition.

Site des voluntari@s du FCAT :
                    www.voluntarios.2007.fr
               
www.voluntarios.fcat.es
Par Pascal - Publié dans : Littérature Africaine
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 10:20

Depuis plusieurs mois déjà, le blog a connu un grand retard de mise à jour des articles.
Etant seul à gérer ce blog et ayant beaucoup bougé ces temps-ci, je n’étais pas dans la possibilité d’effectuer les mises à jour régulièrement, il m’était également difficile de trouver une connexion Internet stable où je pouvais me connecter sans risque d’être interrompu.
Là je viens de poser mes valises quelques parts dans le monde. Juste le temps de m’adapter à mon nouveau milieu, les publications reprendront. C’est promis !
Mais il vous faudra encore patienter quelques jours, voir quelques semaines.

Si vous avez des textes que vous aimeriez voir publier dans ce site, n’hésitez pas à me les transmettre.

Salutations chaleureuses à tod@s l@s lector@s de ce blog.

Pascal
Par Pascal - Publié dans : Littérature Africaine
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 18:34

          Antok regardait son ancien ami avec étonnement, car à force de marcher pieds nus, la plante de ses pieds était devenue excessivement volumineuse, dure comme une semelle en caoutchouc. Si dure qu’il pouvait marcher sur un tesson de verre sans s’égratigner.

          Les ongles des orteils qui n’avaient plus été coupés depuis des années étaient capables de frayer un chemin en brousse, sa culotte déchirée frisait l’indécence.

          Tout son corps était criblé de piqûres de moustiques qui l’avaient finalement immunisé contre le paludisme. Hassein est visiblement une personne vigoureuse, plus solide que beaucoup d’enfants nantis à qui les trois repas journaliers sont toujours assurés. Ses cheveux et sa barbe poussent à volonté, sans jamais être inquiétés par aucune lame de rasoir.

- Qu’est ce que c’est, Hassein. Tu étais pourtant le plus beau gars du quartier !

- Je l’étais en effet, mais depuis la mort de mon père…

- Quoi ? Papa est mort ? Ce n’est pas possible. Qu’est ce qui l’a emporté si jeune ?

- Un accident de travail, répond Diouf.

- Toute notre famille n’a pas appris la nouvelle.
Mais du coup tu es devenu comme ça ? Et tu n’as pas pu continuer tes études ?

- J’ai fourni un sérieux effort pour faire face à cette situation. Mais devant les problèmes qui ne faisaient que se multiplier et s’aggraver… Je dois aujourd’hui ma survie à cette vie de clochard !

- Et si je plaidais ta cause auprès de mes parents, accepterais-tu de reprendre tes études ?

- Chaque jour je ne fais que prier les ancêtres pour que s’offre à moi pareille occasion. Je sais qu’étant déjà grand garçon, je pourrais suivre une formation professionnelle et ainsi espérer vivre plus humainement et plus ou moins décemment.

- Viens avec moi à la maison.






… à suivre

Par Pascal - Publié dans : Chemin Interdit
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 00:41

Un jour, Antok, en compagnie de ses frères se rendit au grand marché situé en plein centre de Bôla. Il fit arrêter la voiture, sortit et approcha une vendeuse. Juste au meme moment, un jeune homme trimballant une caisse en bois se dirigea vers lui avec empressement, voulant sans doute s’improviser porteur. C’était Diouf.

Ayant reconnu Antok, il voulait se dérober, intimidé par les allures de riche intellectuel bien habillé de ce dernier. Finalement, il décida de profiter de cette heureuse occasion.

« Il faut que je me présente. Il me comprendra », se dit-il.

- Bonjour, Antok.

Antok, le regard méchant se disait intérieurement : « Qui est ce malpropre qui ose me tendre la main à moi, universitaire et fils de ministre de surcroît ? »

- Antok Camara, copain de Djamaro, tu ne me reconnais pas ?

D’un ton répugnant, Antok lui dit :

- je ne te connais pas. Qui es tu ?

- C’est moi, Hassein Diouf…

Après l’avoir fixé, Antok le reconnut à son tour. La cicatrice que son vieil ami portait au front n’avait pas disparu. Il l’embrassa cordialement à la grande surprise du public tant il est vrai que les classes sociales sont désormais très marquées au Sahel et que tout contact entre elles est mal vu.

 



… à suivre

Par Pascal - Publié dans : Chemin Interdit
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 20:53
          Hassein Ben Diouf s’en alla au quartier commercial de Bôla, capitale de la république sahélienne, fréquenté de plus en plus par des marginaux en provenance de tous les coins du pays. Ils arrivaient à pied, par camion, par train, par bateau et même par avion.

          Hommes et femmes, ils étaient de tous les âges, mais les jeunes gens étaient majoritaires. Tous fuyaient les multiples tracasseries de l’administration locale et la misère qui sévissait dans les campagnes.

         Les amers souvenirs de la mort de son père et la misère de ses frères et sœurs n’avaient pas empêché Hassein de s’accoutumer rapidement à la vie de clochard.

        Quel que soit le rang ou le statut social qu’on occupe désormais, on n’oublie jamais ses amis, les copains et copines d’enfance ou de jeunesse. Il est vrai que c’est surtout à cette époque de la vie qu’on se crée des amitiés véritables, non entachées par les calculs d’intérêts politique, financier ou économique.

          A l’âge adulte, les amitiés qu’on noue ne sont souvent que des tactiques d’égoïsme, et on ne sait trop pourquoi, plus on vieillit plus les souvenirs d’enfance deviennent plus que jamais vivaces.

          On se souviendra que Hassein Ben Diouf et Antok Camara étaient des copains d’enfance, avaient vécu et grandi dans le quartier Djamaro à Bôla. Depuis quelques temps les choses avaient changé. Antok, devenu fils de ministre, avait déjà obtenu son baccalauréat et, malgré son jeune age, se trouvait maintenant en 1ère année de doctorat en médecine, à l’université. En famille comme dans le quartier, on l’appelle déjà « Docteur », par honneur et par respect.





…à suivre
Par Pascal - Publié dans : Chemin Interdit
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